Siad 2012 : Eau et Qualité : "Quand l'agriculteur se met à protéger l'eau" Le 24/01/2012
EAU ET QUALITE : Comment concilier attentes de la société, contraintes agronomiques et économiques ? Comment répondre à la fois aux défis environnementaux, agronomiques et assurer pleinement sa mission alimentaire ?
Lors d’études récentes, l’Agence de l’Eau Adour-Garonne a mis en évidence le fait que la qualité des eaux de surface n’était pas satisfaisante et que les objectifs fixés par l’Union Européenne en 2015 ne seraient pas atteints. Les responsabilités sont multiples : nos modes de vies ou encore nos façons de produire. Face à ces enjeux, comment l'agriculture peut-elle rester productive et protéger la qualité de nos eaux ?
L’agriculture est en pleine évolution par notamment une grande progression de l'agriculture biologique. De nombreuses initiatives voient le jour afin de contribuer à l'amélioration de la qualité de notre eau sans que le revenu de l’agriculteur en soit affecté, bien au contraire !
Au cours de la conférence qui aura lieu le jeudi 29 mars de 9h30 à 12h00, nous chercherons à prendre toute la mesure des différentes expériences mises en place.
En préambule de la conférence, nous ferons un état des lieux de l’eau en Aquitaine, de l'application de la loi sur l'eau et de ses répercussions dans l'agriculture.
Nous aurons ensuite une présentation très concrète d'initiatives sur notre territoire, mais aussi en Europe par notamment l'expérience de Munich qui a généralisée l'agriculture biologique sur sa zone de captage d'eau potable avec des bénéfices qualitatifs et financiers. Nous verrons également où nous en sommes du dispositif Ecophyto 2018 et les solutions concrètes à disposition des agriculteurs : rotations des cultures, travail du sol spécifique, choix des variétés adaptées. Les solutions sont multiples et dès à présent, il faut toutes les envisager afin de mettre en œuvre sa propre stratégie à l’échelle de son exploitation.
Puis, les intervenants reviendront sur le programme AREA mis en place en Région Aquitaine. Cette conférence permettra ainsi de donner un aperçu très pratique aux professionnels agricoles sur des expériences qui préservent à la fois la qualité des eaux et la capacité productive de nos sols.
Secteur agricole : une modification de la politique de l'eau s'impose Le 11/01/2012
A l'horizon 2015, les eaux françaises ne seront pas conformes à la réglementation européenne. Une étude pointe les raisons du retard pris par le secteur agricole, et préconise une modification de tout le dispositif de mise en œuvre de la DCE.
Exigé par la Directive cadre sur l'eau (DCE) du 23 octobre 2000, le bon état des masses d'eau visé pour 2015 ne sera pas atteint. Ce constat est largement partagé par l'ensemble des acteurs, notamment sur la question des nitrates et des produits phytosanitaires utilisés le plus souvent dans la production agricole. Pourtant, la mise en œuvre de la DCE a conduit à élaborer, dans chaque grand bassin hydrographique, un schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (Sdage) ainsi qu'un programme de mesures. Ce dernier qui définit un grand nombre d'actions concrètes pour accompagner le secteur agricole, devait normalement permettre de parvenir à la réalisation de l'objectif imposé à tous les Etats européens.
Outre la pertinence des mesures choisies, la question de leur mise en œuvre et de la mobilisation des acteurs peut se poser pour expliquer ce probable échec. Plusieurs autorités ministérielles ont donc mandaté, en mai 2010, le Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) et le Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) pour conduire une étude permettant de mieux comprendre les obstacles rencontrés par les exploitants agricoles dans leurs objectifs de réduction de pollution. Avec une approche plus sociologique que technique ou économique, cette étude a consisté à interroger plus de 200 personnes réparties sur six bassins versants différents, de taille et de localisation très variées.
Coincé entre le respect réglementaire et leurs intérêts économiques
Selon les premières explications de cette étude, rendue publique le 10 janvier 2012, il ressort que les acteurs, en particulier agricoles, ne connaissent pas forcément très bien la DCE. En effet, le rapport note que les agriculteurs "s'approprient plutôt mal les objectifs de la DCE, identifient mal les enjeux propres à leur territoire en la matière ou parfois refusent de les prendre en compte, et ne s'engagent guère". De plus, ces exploitants sont souvent soumis à des injonctions contradictoires de la part de la filière agroalimentaire et de marchés mondiaux qui les contraignent à maintenir un haut niveau de productivité, et, d'autre part, de l'administration publique qui applique des mesures incitatives disparates et incohérentes. La grande majorité des agriculteurs "se sentent pris en tenaille entre la réglementation européenne et leurs propres intérêts économiques". Cette question économique focalise également l'attention des organisations professionnelles agricoles et des chambres d'agriculture à qui les collectivités territoriales reprochent d'hésiter, voire de freiner, la mise en place d'actions pertinentes.
L'étude avance également comme explication la faiblesse du "jeu collectif". "A tout moment, les accords ou désaccords font l'objet de relations bilatérales ou triangulaires, mais très rarement de concertation de l'ensemble des parties prenantes ; les acteurs agricoles sont rarement présents dès l'engagement de la réflexion", détaille le CGEDD, ajoutant que "de ce fait, la contestation des expertises, des méthodes, des résultats est courante". Enfin, un reproche est également adressé à l'Etat, censé porter les objectifs de la directive, mais qui a tendance à ne plus réellement accompagner les différents acteurs dans leurs missions. "L'Etat ne parvient pas à coordonner et à intégrer ses diverses politiques publiques en vue d'un véritable aménagement durable des territoires : la convergence est faible entre la prévention des risques de pollution, la gestion des eaux, l'urbanisme et le soutien à la production agricole", note ainsi l'étude.
Repenser tout le dispositif de la mise en œuvre de la DCE
Pour améliorer l'état des masses d'eau françaises et peut-être atteindre l'objectif de 2015, les auteurs de l'étude précisent que toute démarche localisée devra être issue d'une concertation entre toutes les parties. Le rôle de chacun devant être clairement défini afin d'éviter tout désaccord ou contestation. La profession agricole devra également s'inscrire complètement dans les actions de développement durable. Le but est "de prendre en compte les évolutions techniques de tous ordres, les conditions d'équilibre économique et les interrelations sociales des divers partenaires, dans le respect de seuils de qualité écologique, notamment de l'eau", appuie l'enquête.
Les conclusions de l'étude révèlent également que le changement des pratiques agronomiques devrait avoir lieu dans des conditions qui assurent un équilibre financier aux exploitations individuelles. Cela devrait nécessiter l'adaptation ou la création de mesures économiques pour rémunérer le service environnemental attendu. L'Etat aura, enfin, l'obligation de clarifier ses principaux rôles à l'échelle locale, des grands bassins et nationale.
Article publié le 11 janvier 2012
Clément Cygler
Source: www.actu-environnement.com
>www.actu-environnement.com">www.actu-environnement.comLes Trophées de l’Innovation Eau SIAD 2012 Le 09/01/2012
Les Trophées de l’Innovation EAU seront décernés pendant le SIAD 2012 les 28 et 29 mars prochains au Parc des Expos d’Agen.
Au total, 11 entreprises sont en lice et ont soumis leurs innovations à un jury d’experts. Les projets présentés ont tous pour objectif d’apporter aux agriculteurs une meilleure précision dans la gestion de l’eau sur leurs exploitations. Le jury a évalué les candidatures en fonction de critères très pratiques tels que l’accessibilité de l’innovation aux professionnels, ou encore leurs apports en gestion quantitative et qualitative de l’eau.
Le premier critère correspond au caractère novateur du projet, celui-ci est évalué dans son ensemble par rapport à l’existant.
Le second critère tient compte de l’application terrain : sa facilité d’utilisation ou son autonomie après acquisition.
Le jury a ensuite déterminé l’impact de l’innovation sur la qualité de l’eau, c'est-à-dire l’optimisation de l’utilisation des engrais, la diminution des effluents, les amendements organiques et les possibles méthodes de purification de l’eau. Enfin, le dernier critère répond à une gestion efficiente de la ressource.
Comme vous pourrez le constater, les Trophées valoriseront les techniques, process et matériels les plus novateurs.
Le suspens reste entier. Le jury* délibère !
Les entreprises participantes sont : AGRALIS SERVICES, AGRI CONTROL – ARIA, EAU BLEUE 46, L’ARC EN CIEL, ITK, PROCESS BIEN-ETRE, NEW BIOLOGY SOLUTIONS, TCSD COMSAG-UNICOQUE, TERRE APPRO, VEILTEC, VITISERVICES – AGRO PLANET. Nous vous proposerons à l’occasion d’une prochaine information, les résultats du concours. Cela dit, nous pouvons d’ores et déjà dire que les dossiers offrent tous des solutions nouvelles par l’utilisation de technologies pointues.
Ces innovations seront présentées lors du SIAD. Venez visiter le SIAD les 28 et 29 mars 2012 pour rencontrer ces entreprises et mieux appréhender leurs innovations au service de la gestion de l’eau sur votre exploitation.
Pour vous pré-inscrire au SIAD, rendez-vous dès à présent sur : www.salon-agriculture-durable.org.
* Composition du jury : La Chambre d’Agriculture de Lot-et-Garonne, le Conseil Général de Lot-et-Garonne, la Fédération Régionale des Cumas d’Aquitaine, l’INRA, Invenio, Terres du Sud, ORGAGRI.
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